Conférence #D > L’Ars Nova ou la première Renaissance

Guillaume Kosmicki - Festival de Lanvellec et du Trégor © Marjolaine Baranski Guervill

Lorsqu’au début du 14e siècle le roi Philippe Le Bel dissout l’ordre des Templiers et s’oppose au pouvoir papal, le monde féodal et ses valeurs commencent à s’effriter. Par la suite, de graves fléaux s’abattent sur l’Europe, guerre de Cent ans, épidémie de peste noire, famine. C’est dans ce contexte de remise en question qu’apparaît une esthétique musicale révolutionnaire qualifiée d’« Ars Nova » par le traité éponyme de Philippe de Vitry (ca. 1320). Elle est marquée par la critique sociale et politique (Roman de Fauvel, 1314), par une remise en question de l’organisation rythmique, harmonique et polyphonique et par le développement considérable de la musique profane. La figure du compositeur Guillaume de Machaut (ca. 1300-1377), qui laisse entre autres la célèbre Messe de Notre Dame (ca. 1365), domine toute la période. Ce renouveau stylistique annonce l’émergence de la philosophie humaniste de la Renaissance.

 

Guillaume Kosmicki, conférencier

Le parcours singulier et les différents domaines de prédilection de Guillaume Kosmicki le rendent inclassable. Né en 1974, il a suivi des études de musicologie à l’université d’Aix-en-Provence (D.E.A.) et s’est spécialisé dans les musiques électroniques populaires et les raves, dont il a été en France un des premiers spécialistes à partir de 1995. Loin de rester cantonné à une unique spécialité, il a ouvert ses recherches vers de nombreuses autres voies, comme la musique classique, l’opéra, les musiques savantes du 20e siècle ou le jazz, qu’il aborde fréquemment dans ses présentations.

Guillaume Kosmicki habite aujourd’hui en Bretagne. Depuis 1998, il est conférencier et intervient dans toute la France pour partager le fruit de ses recherches dans des contextes variés (festivals, médiathèques, salles de concert, facultés, universités du temps libre, conservatoires, etc.). Il anime régulièrement des stages de formation professionnelle pour les Bibliothèques Départementales de Prêt (B.D.P.), les Centres Nationaux de la Fonction Publique Territoriale (C.N.F.P.T.) et les conservatoires.
Guillaume Kosmicki a enseigné la musique assistée par ordinateur au Conservatoire d’Aix-en-Provence et à l’Université de Provence (licence), les méthodes d’enquête de terrain en sociologie de la musique (master de musicologie) et l’histoire des technologies musicales (licence Assistant de Production et d’Administration – Musiques Actuelles de l’Université Paul Verlaine de Metz). Il est invité dans plusieurs universités et participe régulièrement à des colloques universitaires.
À l’image de cet éclectisme dans ses centres d’intérêts, Guillaume Kosmicki est guitariste, violoniste et chanteur au sein du groupe Öko System de 1994 à 2010. Il pratique la musique électronique live sous le nom de Tournesol depuis 1997. Entre 2004 et 2006, il est engagé comme guitariste au sein groupe Miss Helium. Il intègre l’Orchestre de chambre de Vannes au violon de 2010 à 2015. Guillaume Kosmicki est aujourd’hui musicien au sein de la troupe de théâtre Lune et l’autre.
Outre plus d’une dizaine d’articles sur les musiques électroniques et la co-direction d’un ouvrage sur le rap à Marseille, Guillaume Kosmicki a publié cinq livres chez Le mot et le reste (Musiques électroniques : Des avant-gardes aux dance floors ; 2009, Free party : Une histoire, des histoires, 2010 ; Musiques savantes : De Debussy au mur de Berlin – 1882-1962 – tome 1, 2012 ; Musiques savantes : De Ligeti à la fin de la Guerre froide – 1963-2013 – tome 2, 2014 ; Musiques savantes : De John Zorn à la fin du monde, et après… 1990-2015 – tome 3, 2017).

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