Concert #8 > François Couperin : Apothéose de Lully

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Nous retrouverons Apollon et ses Muses avec François Couperin dont nous fêtons en 2018 le 350e anniversaire de la naissance. Il a en effet composé une Apothéose de Lully, un hommage au grand compositeur italien, inventeur de l’opéra français. Lully et Corelli y sont réunis puis réconciliés par Apollon. Ce dernier mènera les deux hommes des Champs Elysées jusqu’au Mont Parnasse en récompense de leur génie. Les Paladins dirigé par Jérôme Correas a préparé ce programme tout spécialement pour nous en y insérant les plus beaux airs de Lully.

Video

Distribution

Jean-François Lombard : chant
Clara Mühlethaler & Vivien Steindler : violons
Sylvia Abramowicz : viole de gambe
Benjamin Narvey : théorbe
Jérôme Correas : clavecin et direction

Programme

François Couperin (1668 – 1733)
Lulli aux Champs Elisées, concertant avec les ombres lyriques* 

Jean-Baptiste Lully (1632 – 1687)
Armide, air de Renaud « Plus j’observe ces lieux et plus je les admire »

François Couperin 
Air pour les mêmes*
Vol de Mercure aux Champs Elisées pour avertir qu’Apollon y va descendre*

Jean-Baptiste Lully
Amadis, air d’Amadis « Bois épais »

François Couperin
Descente d’Apollon qui vient offrir son violon à Lulli, et sa place au Parnasse*
Rumeur souterraine, causée par les auteurs contemporains de Lulli*
Plainte des mêmes*

Jean-Baptiste Lully
La Naissance de Vénus, air d’Orphée « Dieux des Enfers »

François Couperin
Enlèvement de Lully au Parnasse*

Jean-Baptiste Lully
Alceste, un Triton : « Malgré tant d’orages »

François Couperin
Accueil entre Doux et Agard fait à Lully par Corelli et par les muses italiennes*

Arcangelo Corelli (1653-1713)
Sonate en trio op I n. 6, Allamanda / Corrente / Giga

***ENTRACTE***

François Couperin
Remerciements de Lulli à Apollon*

Jean-Baptiste Lully
Armide, Passacaille ( transcription pour clavecin de J H d’Anglebert)

François Couperin
Air d’un amant fortuné : « Les plaisirs ont choisi pour asile ce séjour agréable et tranquille »*
Apollon persuade Lulli et Corelli que la réunion des goûts français et italien doit faire la perfection de la musique : essai en forme d’ouverture*
Lulli jouant le sujet et Corelli l’accompagnant*
Corelli jouant le sujet à son tour, que Lulli accompagne*

Jean-Baptiste Lully
Persée, air de Mercure : « O tranquille sommeil »

François Couperin
La Paix du Parnasse, faite aux conditions des muses françaises sur la remontrance que lorsqu’on y parlerait leur langue, on dirait dorénavant Sonade, Cantade ainsi qu’on prononce ballade, sérénade, etc. : Sonade en trio : Gravement / Saillie / Rondement*

Jean-Baptiste Lully
Phaéton, air d’un suivant d’Astrée : « Cherchons la paix dans cet asile »

François Couperin
Sonade en trio : Vivement*

*Extrait de l’Apothéose de Lully (François Couperin, 1725)

Note d’intention

En 1725, François Couperin compose l’Apothéose de Lully, hommage musical au grand compositeur italien inventeur de l’opéra français. On y rencontre Lully et Corelli, respectivement champions de la musique française et italienne, réunis et réconciliés par Apollon, maître et arbitre des Arts.
Vaste fresque poétique, l’Apothéose de Lully nous entraîne peu à peu, « Gradus ad Parnassum » en quelque sorte, des Champs Elysées, où résident les héros disparus, jusqu’au Parnasse, récompense des génies qui vont y côtoyer Apollon et les Muses. On voit même ce dieu offrir son violon à Lully et lui proposer de prendre sa place, signe de sa haute considération.
Lully- appelé ici Lulli, à l’italienne – et Corelli réconciiés, la musique française et la musique italienne unies pour le meilleur, tel était le but de François Couperin qui prône avec cette historiette malicieuse « les goûts réunis », une Europe musicale avant la lettre en quelque sorte.
Mais ce portrait de Lully ne serait pas complet sans une évocation de certains de ses plus beaux airs, insérés dans cette Apothéose pour mieux faire connaissance avec celui qui fut avec Molière le plus grand dramaturge de son époque.

Jérôme Correas, directeur des Paladins

Les Paladins

En 1760, Jean-Philippe Rameau compose Les Paladins, ult