Arie, Canzoni et Madrigali

La Guilde des Mercenaires © Diego Salamanca

Les Canzon de Frescobaldi sont dans l’esprit des instrumentistes un formidable recueil de pièces exclusivement instrumentales, dans une époque où l’on pratique principalement la musique vocale. Après l’enregistrement de l’intégrale des canzon de Girolamo Frescobaldi (1583 – 1643) en 2020 pour Lanvellec Editions, La Guilde des Mercenaires propose leur mise en contexte en les alternant avec les arie musicali publiés à Florence en 1630 et les madrigaux du premier livre publié en 1608 à Anvers.

 

Distribution

Cantanti :

Violaine Le Chenadec
Marc Mauillon

Strumenti :

Elsa Franck, bombardes
Abel Rohrbach, trombones
Jérémie Papasergio, bassons
Gabriel Rignol, théorbe
Jean-Luc Ho, clavecin
Adrien Mabire, cornets et direction

Programme

Suoneria Famiglia

Canzon per 1, 2, 3 e 4 strumenti
Arie Musicali
Madrigali a 5 voce

 

Se l’aura Spira
Cosi mi disprezzate
Canzon La Bernardina
Canzon La Romanesca
Sopra Rugier
Canzon a 4 l’Alessandrina
Perche Fuggi tra’ salci
Qui dunque, ohimè, qui dove
Se la Doglia el martire
Canzon per basso solo

La Guilde des Mercenaires

La Guilde des Mercenaires est un ensemble de musique ancienne constitué de plusieurs artistes réunis autour du cornettiste Adrien Mabire.
L’ensemble prend ce nom de « Guilde », à l’origine des organisations de solidarité regroupant des hommes ayant des intérêts communs, pour désigner ces musiciens de plusieurs horizons mettant en commun leurs connaissances pour jouer la musique du 17e siècle.
Ayant la volonté de faire sonner au maximum de leurs possibilités les « hauts instruments », La Guilde des Mercenaires est composée de chanteurs à la voix timbrée et d’instrumentistes vaillants.
L’ensemble s’attache à jouer la musique ancienne, entretenant l’héritage légué par les musiciens de l’époque du Seicento, tout en prenant en compte les spécificités de notre temps.
Ses enregistrements ont étés salués par la critique, au niveau international. Le premier, consacré au compositeur Giovanni Bassano, le second autour de grands motets et de sonates virtuoses, le troisième autour des œuvres de jeunesse de Giovanni Gabrieli, est à paraître en 2021.

Basée en Bretagne, mais faisant appel à des artistes de toute l’Europe, La Guilde est constituée de musiciens formés dans les plus grandes écoles. Par la personnalité des musiciens qui la composent, La Guilde des Mercenaires s’impose dans le paysage de la musique ancienne comme un ensemble dynamique.

Adrien Mabire, cornets et direction

Né au sein d’une famille musicienne vivant à Caen, Adrien Mabire suit un cursus classique en trompette moderne auprès de Stéphane Bellanger.
Attiré par la musique ancienne, sa rencontre avec Hervé Andéol le pousse à la découverte des instruments anciens à vents qu’il étudie avec Serge Delmas et Jean Tubéry (cornet à bouquin), Jean-François Madeuf (trompette naturelle) et Elsa Franck (flûte à bec).
Il participe pendant plusieurs années aux productions de différents ensembles tels que Artaserse (P. Jaroussky), Oltremontano (W. Becu), Ricercar Consort (P. Pierlot), Correspondances (S. Daucé), L’Orchestre des Champs Elysées, Collegium Vocale (P. Herreweghe), Anima Eterna (J. van Immersel), Le Poème Harmonique (V. Dumestre), Concerto Italiano (R. Alessandrini), Le Concert
Spirituel (H. Niquet)…
Pour sa discographie au sein de différents ensembles, notons Les Sacrae Symphoniae de Gabrieli avec Oltremontano, Le Ballet Royal de la Nuit avec Correspondances, Son of England avec Le Poème Harmonique, la Messe pour la naissance de Louis XIV avec le Galilei Consort, Benevolo avec le Concert spirituel…
En dehors de ses activités d’artiste, il enseigne le cornet à bouquin et la trompette baroque dans différentes académies et institutions internationales.

©Laureen Keravec

Violaine Le Chenadec, soprano

Après des études de chant au CRR de Rennes et une Licence de Musicologie, Violaine Le Chenadec intègre en 2009 le CNSMD de Lyon où elle étudie le chant dans la classe de Brian Parsons et d’Isabelle Germain. En juin 2013, elle obtient son grade de Master en Voix avec la mention Très Bien.
Sur scène, elle interprète le rôle de Fanny dans La Cambiale di Matrimonio de Rossini et celui d’Adèle dans Die Fledermaus de J. Strauss dans le cadre des soirées lyriques du CNSMDL. Elle chante sur les scènes de l’Opéra de Rouen, du Théâtre Royal de Versailles, ou de l’opéra de Rennes les rôles de Barberine dans Les Noces de Figaro de Mozart, de Gretel dans Hansel und Gretel de Humperdinck (2012) et de Sœur Constance dans les Dialogues des Carmélites de Poulenc (2014). Elle chante aussi la Seconde Grâce dans l’Orfeo de Rossi avec Raphaël Pichon (Opéra de Nancy, Opéra Royal de Versailles).

Elle chante régulièrement avec les ensembles Correspondances (Dir. Sébastien Daucé), Pygmalion (Dir. Raphaël Pichon), Mélisme(s) (Dir. Gildas Pungier), Les Surprises (Dir. Louis Noël Bestion De Camboulas), le Concert spirituel (Dir. Hervé Niquet), Les Concerts de L’Hostel Dieu (Dir. Franck-Emmanuel Comte) ou encore Concerto Soave (Dir. Jean-Marc Aymes).

On l’entend également dans le répertoire d’oratorio ; elle chante L’Amour Divin dans la Conversionne di Maddalena de Bononcini auprès de María Christina Kiehr au Festival Mars en Baroque à Marseille (2014) et au Festival des Arts Renaissants de Toulouse (2015). Elle chante dans le Te Deum de Mendelssohn à la 46e édition du Festival de la Chaise-Dieu. En 2011, elle chante les airs de soprano du Gloria de Vivaldi avec l’Orchestre Symphonique de Bretagne et en octobre 2014, elle chante Gabriel et Ève dans la Création de Haydn avec L’ensemble Mélisme(s) et Aventi (Festival de Lanvellec et du Trégor, Opéra de Rennes).

Entre 2016 et 2018, elle est Ancilla dans la production des Histoires Sacrées de Marc-Antoine Charpentier créée au théâtre de la ville de Caen avec l’ensemble Correspondances de Sébastien Daucé, puis reprise au festival de la Chaise-Dieu, au London Festival of Baroque Musique, à la Chapelle Royale de Versailles. Toujours aux côtés de Sébastien Daucé en résidence au théâtre de la ville de Caen, elle chante les rôles de Cintia et une Heure dans le Ballet Royal de la Nuit. Cette production sera jouée dans toute la France, en Angleterre, en Chine… jusqu’en 2020.
En décembre 2019, elle participe à la création de la Petite Messe Solennelle de Rossini, mise en scène par Jos Houben et Emily Wilson, en tant que soliste dans le cadre de la Coopérative Opéra.

© Laureen Keravec

Marc Mauillon, baryton

Marc Mauillon commence son apprentissage musical à Montbéliard pour le poursuivre à Epinal puis Montreuil, et intègre la classe de Peggy Bouveret au Conservatoire national de musique de Paris où il obtient le diplôme en 2004. Il participe à la première édition du Jardin des Voix de William Christie en 2002, et sa carrière se tourne naturellement vers le répertoire baroque : il chante dans Fairy Queen, Didon et Enée, King Arthur de Purcell, Cadmus et Hermione, Atys et Armide de Lully, Vénus et Adonis de Blow, le rôle-titre dans Egisto de Cavalli à l’Opéra Comique, Hippolyte et Aricie de Rameau pour ses débuts au Palais Garnier en 2012.

Un travail approfondi sur l’œuvre de Guillaume de Machaut s’est concrétisé par l’enregistrement de 3 disques salués par la critique, et l’exploration des musiques anciennes l’associe aux projets de Jordi Savall, et des ensembles Alla Francesca et Doulce Mémoire.

Il a pu démontrer son talent dans deux rôles mozartiens : Papageno et Guglielmo, et un parcours fécond au sein des musiques d’aujourd’hui l’a notamment amené à créer le rôle de Raulito dans Cachafaz d’Oscar Strasnoy.

Il se produit également aux côtés de Vincent Dumestre et Le Poème Harmonique, l’ensemble La Rêveuse, en récitals avec les pianistes Anne le Bozec et Guillaume Coppola, sa soeur la harpiste Angélique Mauillon ou encore en solo, pour la création de son programme « Songline ».

En 2014, Marc Mauillon ajoute la corde pédagogique à son arc, en devenant professeur de chant au Pôle Sup’ 93, après avoir donné plusieurs master-classes en France et à l’étranger.

© Inanis

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