© Eduardus Lee
Nous avons le grand plaisir de retrouver Amandine Beyer au sein du Kitgut 4tet. Ils interpréteront deux quatuors, l’opus 33 de Haydn & le 7e de Schubert où invention formelle, humour subtil & conversation musicale raffinée se conjuguent avec une liberté nouvelle. Joué dans sa version pour piano & quatuor à cordes, le 4e Concerto de Beethoven s’inscrit dans une pratique très répandue à Vienne : celle de la transcription pour effectif de chambre.
Amandine Beyer > violon
Naaman Sluchin > violon
Josèphe Cottet > alto
Frédéric Baldassare > violoncelle
Eloy Orzaiz > pianoforte
Aucun « oracle » n’aurait prédit la réunion de ces quatre musiciens aux profils si variés et contrastés. Et pourtant, après une première rencontre, Amandine Beyer, Naaman Sluchin, Josèphe Cottet et Frédéric Baldassare créent en 2015 le Kitgut Quartet, sur instruments d’époque et cordes en boyaux. Forts de leurs expériences de chambristes et de solistes dans les grandes formations d’Europe, ils mettent en commun leur désir de faire vivre sous leurs archets les grandes œuvres du répertoire, ainsi que les curiosités et les pièces oubliées, dans une tradition empreinte de liberté, d’enthousiasme et de partage. Les programmes du Kitgut Quartet interrogent les origines du quatuor à cordes et explorent les diverses tentatives en Europe, avant la période classique, d’une écriture proprement instrumentale à quatre voix. En différents chapitres, autour de Schubert et l’Allemagne, Mozart et l’Italie, Beethoven et la France ou encore Haydn et l’Angleterre, les Kitgut proposent cette autre perspective de la naissance du quatuor, avec l’envie de rendre sur scène ce qui les accompagne en répétition : dialogue, amusement et spontanéité. Depuis sa création, le quatuor se produit dans différentes salles et festivals européens, tels que le Théâtre de la Ville/Théâtre des Abesses à Paris, AMUZ à Anvers, l’Abbaye de Royaumont, l’Opéra de Dijon avec le chorégraphe et danseur Boris Charmatz… En 2024, on le retrouve à la Biennale du Quatuor à cordes d’Amsterdam et au festival Vibre! à Bordeaux. En 2020 sort le premier disque du Kitgut Quartet chez Harmonia Mundi, « ‘Tis too late to be wise », consacré à Haydn et l’Angleterre (Purcell, Locke). L’interprétation est saluée par la critique, en France et à l’international. Il obtient notamment un Diapason Découverte.
Doté d’un esprit curieux et polyvalent, Eloy Orzaiz est claveciniste, fortepianiste et pianiste. Formé à Pampelune et à Musikene (avec Miguel Ituarte), puis aux conservatoires de La Haye et Groningue, à la Hochschule für Musik de Trossingen et à la Schola Cantorum de Bâle, il se perfectionne auprès de maîtres tels que Johan Hofmann, Paul Komen, J.A. Bötticher, Jesper Christensen et Edoardo Torbianelli, obtenant les plus hautes distinctions et le titre de lauréat de la Fondation Royaumont en 2014. Passionné de musique de chambre, il se produit régulièrement avec des artistes tels qu’Amandine Beyer – Gli Incogniti / Kitgut Quartet, et Stéphanie Paulet. Son premier album solo La Contemplazione ainsi que son duo avec Naaman Sluchin ont été salués par la critique spécialisée. Il est également cofondateur de l’ensemble El Parnasillo, dédié au répertoire pour violon et claviers historiques des XVIIIe et XIXe siècles. Membre actif de La Nouvelle Athènes, centre français de promotion du fortepiano, et professeur de claviers historiques au Conservatoire de Boulogne-Billancourt, Eloy Orzaiz est aujourd’hui reconnu comme l’un des fortepianistes de la nouvelle génération, spécialiste des répertoires pré- et romantiques.
