Das ist meine Freude

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Au cours du 17ème siècle, l’Allemagne donne déjà l’impression de s’affirmer haut et fort comme la terre d’élection de la musique. Quel foisonnement en effet, du nord au sud de ces terres germaniques, et quelle brochette de talents de premier ordre ! Quelle diversité aussi !
Les pièces instrumentales séduisent par leurs contrastes, leurs ruptures rythmiques, leurs moments d’exubérance et leur intensité expressive, toutes qualités typiques dans un premier temps des styles de l’Italie du nord.
La musique vocale, souvent sacrée, est elle aussi marquée par une grande expressivité, le plus souvent en langue allemande.
Ce programme débute ainsi par la musique d’Heinrich Schütz et se conclut par celle de Dietrich Buxtehude, parcourant dans l’espace mais aussi dans le temps l’évolution de la musique allemande au 17ème siècle.

Vidéo 

Programme

Heinrich Schütz (1585-1672)
Cantate : “Mein herz ist bereit”
Cantate : “Ich werde nicht sterben”
issues des symphonies sacrées II

Johann Rosenmuller (1617-1684)
Sonate en trio de en sol mineur
Sonate en trio en mi mineur

Johann Rosenmuller
Cantate “Das ist meine Freude”

Matthias Weckmann (1616-1674)
Toccata en mi mineur

Johann Jakob Froberger (1616-1667)
Toccata en mi mineur

Johann Heinrich Schmelzer (ca. 1623-1680)
Sonate V en sol mineur

Christoph Bernhard (1628-1692)
Cantate “Aus der Tiefe, ruf ich Herr zu Dir”

Dietrich Buxtehude (1637-1707)
Sonate en trio

Dietrich Buxtehude
Air extrait de ” Herr, wenn ich nur Dich hab”

Nicolas Mackowiak, clavecin et direction

Nicolas Mackowiak découvre la musique par la flûte à bec avec Pierre Gourrier, avant de débuter le clavecin CRR de Bayonne avec Sebastien Wonner en 2007. Après un an au Conservatoire de Bordeaux auprès d’Aurélien Delage, il rentre au CRR de Paris auprès de Noëlle Spieth. En parallèle de ses études au Conservatoire, il poursuit des études de Musicologie à la Sorbonne. Il rentre au Pôle Supérieur de Paris en clavecin/basse continue en 2015. Il participe en 2016 en tant qu’organiste à une série de concerts avec l’orchestre Le Palais Royal. Il poursuit actuellement la formation du Diplôme d’Etat de professeur de clavecin.

Il participe en 2015 en tant que claveciniste à  la création de l’école des femmes dans une mise en scène de reconstitution historique. Il participe à un récital donné en 2016 pour l’anniversaire des 400 ans de la naissance de Johann Jakob Froberger à l’abbaye de Royaumont.

Enfin, il reçoit à l’occasion de plusieurs masterclass les conseils de Pierre Hantaï, Benjamin Alard, Pierre Gallon et Andrea Staier.

Nicolas Mackowiak accompagne de nombreux musiciens lors de récitals : harpe, hautbois, violoncelle, chant, viole, violons.

Danaé Monnié, soprano

Danaé Monnié intègre en 2007 le département Chant Lyrique du Conservatoire à Rayonnement Régional de Bordeaux, dans la classe de Sharon Coste, où elle se produit régulièrement en soliste lors des Scènes Publiques. Elle obtient en 2015, un « D.E.M. Chant Lyrique Mention A ».

En 2013, elle est demi-finaliste du « Concours International de Musique Sacrée de Rome ». En 2014, elle se positionne comme finaliste du « Concours des Amis du Grand Théâtre » et est admissible au CNSM de Paris. Passionnée de musique baroque, elle travaille la musique de chambre avec Kévin Manent et Damien Guillon. Son répertoire : musique sacrée, baroque, mélodie française, opéra. Elle participe régulièrement aux productions de l’Opéra National de Bordeaux dans les Chœurs de l’Opéra. En juin 2016, elle se produit en récital à l’Opéra de Bordeaux. Elle obtient en 2017 un D.E.M « Chant Baroque Mention Excellent » au Centre de Musique Baroque de Versailles. Elle intègre cette même année, le Cycle Concertiste du CRR de Paris, dans la classe de Florence Guignolet. En parallèle, elle travaille avec des ensembles tels que Le Concert de la loge, le Galilei Consort, ou encore la Simphonie du Marais.

Maud Sinda, violon

Maud Sinda débute le violon à l’âge de 5 ans, influencée par la musique traditionnelle du sud de la France, que ses grands frères lui font découvrir. Ce milieu mélomane lui permet de développer peu à peu une passion pour la musique ancienne, ce qui l’incite à se tourner vers le violon baroque. Lors de son arrivée à Paris, elle intègre tout d’abord la classe de violon baroque de Simon Heyerick et d’Hélène Houzel. En parallèle, elle complète son éducation musicale en poursuivant une licence de musicologie à la Sorbonne. En 2016, elle obtient ainsi son DEM de musique ancienne au conservatoire d’Aubervilliers, et sa licence de musicologie. Dans le cadre de divers stages et master classes, elle a l’opportunité de travailler avec des musiciens tels qu’Hervet Niquet, François Lazarevitch ou encore Patrick Bismuth, avec qui elle étudie depuis septembre 2017 au Pôle Supérieur Paris-Boulogne-Billancourt (PSPBB).

Fernando Antonia Galves Ramos, violon

Né au Chili, il commence ses études de violon moderne à l’âge de 10 ans avec Renaynaldo Ferrera. En 2011, il obtient sa licence de Professeur de Musique à L’Université de La Serena (Chili). Il travaille pendant 7 ans dans plusieurs orchestres modernes. Depuis 2009, il s’intéresse à la musique ancienne, et joue ce répertoire dans différents ensembles au Chili. En 2012, il se spécialise dans le violon baroque, d’abord avec Hélène Schmitt puis avec Olivia Centurioni. A ce jour il est étudiant au Pôle-Supérieur Paris-Boulogne-Billancourt, où il intègre la classe de Sophie Gent.

Mathias Ferré, viole de gambe

Mathias Ferré commence la musique au Conservatoire d’Angoulême où il y étudie le piano, le basson et la viole de gambe. Il part ensuite au CRR de Nantes où il approfondit le domaine de l’harmonie et du contrepoint. Il est admis en 2009 au CNSM de Paris où il suit les cours de culture musicale, d’analyse, d’histoire de la musique et d’écriture.  En 2010, il intègre le CNSM de Lyon dans la classe de viole de gambe de Marianne Müller, et poursuit son Master dans la classe de Philippe Pierlot, au Koninklijk Conservatorium Brussel. Il part ensuite se perfectionner à la Schola Cantorum de Bâle aux côtés de Paolo Pandolfo. Lors de stages et master classes, il s’enrichit des conseils de violistes renommés comme Wieland Kuijken, RaIner Zipperling, Vittorio Ghielmi et Christophe Coin. Par ailleurs, il a également réalisé un cursus de licence en musicologie et en lettres modernes à la Sorbonne.
Mathias Ferré s’est produit dans de nombreux festivals de musique tels que Le Paris baroque, La folle journée de Nantes, Le vent sur l’arbre (Bourgogne), le Festival de Musique baroque de Lyon, le Festival Musique 3 de Bruxelles, l’Ouden Music d’Utrecht ou le Festival de Musique de Regensburg.
Il joue avec de nombreux ensembles à l’instar de Ricercar Consort, Scherzi Musicali, Les Arts Florissants, Le Poème Harmonique, Le Concert Etranger, L’Ensemble Baroque Atlantique, Il Delirio Fantastico, ou l’ensemble Correspondances. En 2013, il a obtenu le premier prix du concours international « Maurizio Pratola » (Italie) et est lauréat du concours international H.I.F. Biber 2013 (Autriche, Prix F.J. Aumann). En 2017, il a l’opportunité de participer à la tournée européenne de l’Académie d’Ambronay dirigée par Paul Agnew.

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