Au salon du Cardinal Ottoboni

Printemps de Lanvellec 2020 © Julien Borel & Wuhan Qintai Concert Hall

Pietro Ottoboni (Venise, 1667 – Rome, 1740) est un librettiste et mécène de la musique. Fils d’une famille noble vénitienne, éduqué à Rome par son grand-oncle (qui devint le Pape Alexandre VIII en 1689), riche Cardinal, il dépense sans compter pour organiser de somptueuses représentations musicales, avec les meilleurs chanteurs et instrumentistes de l’époque.

Dans son palais romain, le Palazzo della Cancelleria, il héberge en particulier le célèbre violoniste Arcangelo Corelli (de 1690 à sa mort en 1713). Alessandro Scarlatti est un de ses compositeurs favoris. Son fils, Domenico Scarlatti (Naples, 1685 – Madrid, 1757) est remarqué pour ses talents de claveciniste. L’histoire raconte qu’Ottoboni organise à son palais un concours virtuose entre Domenico Scarlatti et Georg Friedrich Händel, pour désigner le meilleur claveciniste et le meilleur organiste des deux. Entre les deux musiciens naîtra une forte amitié, suite à cette rencontre stimulante !

En France à la même époque, Antoine Forqueray, décrit comme « violiste le plus accompli de son temps », explore les possibilités de la viole et « cherche à jouer sur la viole tout ce que les violonistes italiens pouvaient jouer sur le violon » (Mercure de France, 1738). Un premier et unique recueil de ses pièces a été édité par son fils en 1747.

 

Programme

Domenico Scarlatti (1685-1757)
Sonate en ré mineur K .213 : Andante

Antoine Forqueray (1672-1745)
Premier livre de pièces de viole, Paris, 1747
La Portugaise

Domenico Scarlatti 
Sonata in G minor, K.12

Antoine Forqueray 
Premier livre de pièces de viole, Paris, 1747
La Léon
La Jupiter

Georg Friedrich Händel (1685-1759)
Suite No.3 in D minor, HWV 428, 1720

Arcangelo Corelli (1653-1713)
Sonate No. 3, op. 5, en Do Majeur, 1700

Clémence Schiltz, viole de gambe

Touchée par le timbre de cet instrument, Clémence Schiltz commence la viole de gambe très jeune à Paris, puis complète sa pratique du répertoire ancien avec celle du violoncelle baroque. Elle étudie actuellement à Bruxelles, auprès de Philippe Pierlot pour la viole de gambe et d’Hervé Douchy pour le violoncelle baroque. Le partage de la scène avec d’autres artistes (comédiens, marionnettistes, circassiens…) lui importe particulièrement. En 2020, elle interprète à la viole la musique composée par Adrien Alix, et en alternance avec lui, dans le spectacle « Les Présomptions« , sur un texte de Guillaume Poix, donné aux marionnettes par la Compagnie le Printemps du Machiniste. Par ailleurs, sa vie musicale fournie l’amène à se produire en tant que soliste et continuiste en France, Belgique, Pays-Bas, voire en Chine ou en Equateur, avec de jeunes ensembles baroques (La Fugitive, en résidence à la Cité de la Voix à Vézelay en 2019, Les Silvains), en orchestre (Ricercar Consort, BachPlus) ou en consort de viole (BUGs).

Jean Dousteyssier, clavecin

Jean Dousteyssier débute la musique avec la clarinette, il étudie au conservatoire de Bordeaux puis au CNSMD de Paris dans le département Jazz et musique improvisées. Membre de plusieurs orchestres, en tant que leader-compositeur ou en tant qu’interprète, il se produit à travers le monde avec des ensembles comme l’Orchestre National de Jazz d’Olivier Benoit, le Umlaut Big Band, le Collectif Paris Swing ou la nouvelle création de Fidel Fourneyron autour du Roman de Renart.
Soucieux de diversifier ses pratiques musicales, il débute le clavecin dans la classe de Marouan Mankar Bennis avec qui il obtient son DEM de clavecin et de continuo, se perfectionne auprès de Brice Sailly au conservatoire de Rueil Malmaison et débute en parallèle l’apprentissage de l’orgue auprès De Paul Goussot (titulaire de l’orgue Dom Bedos). En 2019, il rejoint les classes d’Emmanuel Rousson et Marta Gliozzi au conservatoire de Brest.

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