Zefiro torna, e’l bel tempo rimena…

Printemps de Lanvellec 2017 © DR

Le Zéphir fait revenir le printemps, et avec lui la nature renaît, mais pour moi hélas ! reviennent, plus profonds, les soupirs que tire de mon cœur celle qui en a emporté les clés… ” Tel que l’énonce Pétrarque, l’homme amoureux exprime ses douleurs, tandis qu’autour de lui tout s’embellit. A l’orée de la seconda pratica en Italie, et à une période où l’écriture musicale oscille entre un langage encore contrapuntique hérité de la Renaissance et un style déclamatoire plus moderne, les affects tourmentés du récitant se dépeignent au travers des chromatismes, des dissonances ; tantôt agitée, tantôt plus sereine, c’est dans l’art du contraste que la musique illustre ces changements émotionnels.

Madrigaux et cantates italiennes de la fin du 16ème siècle et du début du 17ème siècle : Œuvres de Claudio Monteverdi, Luca Marenzio, Pomponio Nenna, Sigismondo d’India, Barbara Strozzi.

Helena Bregar, soprano

Soprano léger d’origine polonaise-slovène, Helena Bregar étudie le chant baroque auprès d’Isabelle Poulenard, au Pôle Supérieur Paris-Boulogne-Billancourt Sorbonne (PSPBB). Elle y prépare le Diplôme National Supérieur Professionnel de Musicien (DNSPM). Elle travaille avec Stéphane Fuget, Lisandro Nesis, Elsa Maurus, Paul Agnew, Anne Constantin, Antoine Toruńczyk, Marek Rzepka, Olga Pasiecznik, Jadwiga Rappé, Helena Łazarska.

Parallèlement à ses études elle se produit dans un vaste répertoire allant de la musique ancienne à la musique contemporaine. A l’opéra, elle incarne le rôle de Susanne dans les Noces de Figaro de W. A. Mozart (dir. D. Borowcz), Céphise et Vénus de l’Europe Galante d’A. Campra (dir. S. Marq), Endymione du Calisto de F. Cavalli (S. Fuget). Dans le répertoire sacré elle chante dans le Te Deum de M.-A. Charpentier (dir. P. Sułkowski – Philharmonie de Słupsk); Jephté de E. J. de la Guerre (Philharmonie de Paris, Cité de la Musique) ; les cantates de J. S. Bach BWV 1, 74, 105, 110, 202, 211; la Messe de Couronnement en Ut de W. A. Mozart KV 317 ; le Stabat Mater de G. P. Pergolèse. Elle est souvent invitée par des jeunes compositeurs à chanter les créations de leurs œuvres vocales : Etnos de Szymon Godziemba-Trytek, Suita Etniczna de Marcin Gumiela, Żona Lota d’Aleksandra Brejza.

En mai 2015 elle gagne le premier prix et le prix spécial pour le charisme scénique dans le 1er Concours International des Jeunes Talents à Talsi en Ettonie.

Très engagée dans le chant traditionnel slave, elle est la soliste de la Kapela OldNova de Bydgoszcz. Intéressée par le théâtre alternatif elle participe à la 11ème académie du Centre Européen pour les Pratiques Théâtrales, créée à Gardzienice par Włodzimierz Staniewski.

Depuis 2011, au sein du Festival Cracovia Danza à Cracovie et de l‘Académie Européenne de la Compagnie Outre Mesure à Blois, elle pratique la danse baroque française et espagnole avec l’enseignement d’Ana Yepes, Robin Joly, Barbara Segal et Marie Claire de Corre.

Aurélie Bouglé, mezzo-soprano

Mezzo-soprano animée par une pratique musicale variée : piano, clavecin, musicologie, Aurélie se perfectionne actuellement au Pôle Supérieur Paris Boulogne-Billancourt (PSPBB) en chant musique ancienne. Elle fait partie de l’Atelier du Sensible, ensemble souhaitant faire rayonner la musique ancienne avec une visée pédagogique. La création et le répertoire contemporain tiennent aussi une place importante dans sa pratique musicale : en 2013, elle a participé aux projets Iphigénie(s) et Rekviem3, pièces mêlant théâtre et extraits d’oeuvres de Gluck et de Verdi (dir. Carmelo Agnello) ; Aurélie chante régulièrement avec l’ensemble vocal Les Métaboles (dir. Léo Warynski) et a chanté au sein de l’ensemble de solistes pour l’opéra Giordano Bruno de F. Filidei (création à la Casa da Musica de Porto, le 13 septembre 2015). En soliste, Aurélie a récemment interprété la Discorde et Doris dans L’Europe Galante de Campra (dir. S. Marq), ainsi que Satirino dans La Calisto de Cavalli (dir. Stéphane Fuget).

Benjamin Delale, clavecin

Né en 1993, Benjamin Delale s’est intéressé très tôt à la musique et aux instruments à claviers. A partir de ses six ans, il étudie le piano dans la classe de Katrin Reifenrath et le clavecin au Conservatoire à Rayonnement Régional (CRR) de Caen avec Bibiane Lapointe et Thierry Maeder. Après l’obtention d’un CEM de piano en 2008 et de son baccalauréat scientifique en 2011, il entreprend des études de mathématiques à l’université de Caen, avant d’entrer au Pôle Supérieur Paris Boulogne-Billancourt (PSPBB) en 2014, avec Bibiane Lapointe et Frédéric Michel.

Particulièrement sensibilisé par ses professeurs à la musique du 17ème siècle, mais aussi au répertoire renaissance et contemporain, il a pu profiter pendant son parcours de l’expertise et des conseils des compositeurs Tôn Thât Thiet et Benjamin Attahir, de clavecinistes comme Blandine Verlet, Ton Koopman, Pierre Hantaï ou Andreas Steier, ou encore des musicologues Olivier Fourès, Graam Sadler et Peter Wollny.

Il pratique régulièrement l’improvisation au clavecin, à l’orgue et au piano, et a fondé en 2016 le Nicola Vicentino Consort, dont la vocation est de faire connaître l’apogée du madrigal Italien, à la charnière entre le 16ème et le 17ème siècle.

Clémence Schiltz, viole de gambe

Émerveillée par le timbre de cet instrument, Clémence se passionne très jeune pour la viole de gambe. Au cours de son apprentissage, elle a reçu les conseils de personnalités telles que Guido Ballestracci ou Philippe Pierlot. Elle étudie actuellement auprès de Christine Plubeau au pôle supérieur 93 à Aubervilliers, ainsi qu’en licence de musicologie à l’université Paris 8. Plus récemment, elle s’est tournée vers le violoncelle baroque, dont la pratique se joint très naturellement à celle de la viole.

Elle se produit au sein de jeunes ensembles baroques, mais aussi en orchestre, avec des chœurs ou en consort de viole. Elle s’attache particulièrement à explorer les équilibres et interactions entre musique et théâtre. Ainsi, elle est continuiste dans plusieurs opéras baroques, dont Alcina de Handel au violoncelle (dir. P. Bismuth); Actéon de Charpentier (Théâtre des Lunes Errantes) et Les Indes Galantes de Rameau (dir. M. Mankar) à la viole. Elle participe à la création contemporaine d’intermèdes musicaux composés par C. Belletante pour la tragédie héroïque Pulchérie de Corneille. Enfin, violiste sur scène, elle donne vie à l’univers musical de la pièce contemporaine Le 4ème Mur de Sorj Chalandon (Collectif les Sans-Lendemains).

Pauline Chiama, viole de gambe

Pauline Chiama débute la musique en 1999 au conservatoire Charles Munch, en viole de gambe dans la classe de Philippe Foulon, puis intègre le conservatoire à rayonnement régional de Paris (CRR) en 2006. Elle y poursuit ses études auprès d’Ariane Maurette jusqu’en 2014, année où elle obtient le diplôme d’études musicales (DEM). De retour en France après un Erasmus d’un an à la Freie Universität de Berlin pour un Master d’histoire, Pauline intègre la classe de viole de gambe de Guido Balestracci en perfectionnement (CRR de Paris).

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