Concert N°6 >Cease, anxious world

Julie Hassler

Soprano

Ensemble La Rêveuse

Simon Heyerick & Hélène Lacroix, violons; Florence Bolton, viole de gambe; Bertrand Cuiller, clavecin & orgue; Benjamin Perrot, théorbe & direction Une évocation d’une soirée à Londres à la fin du 17e siècle, avec quelques-uns des plus beaux airs de Purcell, et des pièces instrumentales parmi lesquelles une sonate inédite ou encore les trop rarement jouées sonates de John Blow.
©Photo Marc Roger
« Le divin Purcell nous a donné le modèle de toutes les grâces que la musique peut offrir. Jamais l’Angleterre n’a possédé un tel génie », note Roger North en 1726. La mort précoce du compositeur laisse le monde musical dans le plus grand désarroi. L’Orpheus Britannicus, publié après sa mort, « surpasse toute Collection de Musique Vocale existant en Langue Anglaise à ce jour », selon les propres mots de l’éditeur Henri Playford. On trouve déjà du vivant du compositeur de nombreux témoignages de la popularité de sa musique car la plupart de ses pièces vocales figurent en bonne place dans les nombreuses anthologies publiés alors à Londres. Si Purcell a écrit beaucoup de musique instrumentale pour le théâtre, il a néanmoins laissé quelques recueils non moins intéressants de musique de chambre. Outre les fameuses fantaisies pour violes et les sonates en trio, écrites dans un style italianisant, on trouve quelques curiosités, comme ce prélude pour violon seul ou encore cette sonate en trio pour violon, viole   et basse continue, un effectif qu’on trouve fréquemment dans la musique de la génération précédente (G. Coperario, William Young, John Jenkins, George Jeffreys…). John Blow, qui fut un grand ami de Purcell et l’un de ses maîtres, a lui aussi écrit quelques rares mais très intéressantes sonates instrumentales.