| "Bonny sweet boy" est chanté par Ophélie dans "Hamlet", et "The witches dance" fut composée pour l'Anti-masque des sorcières dans "Macbeth". Dans "Shakespeare in ballads", ces musiques s'entremêlent aux textes de William Shakespeare, traduits en français par Yves Bonnefoy. Le concert devient théâtral : la flûte incarne Ophélie, Juliette est jouée par le violon, le luth parle à l'acteur, le clavecin soutient les réflexions d'Hamlet. Le programme débute par quelques Ballads Tunes ou airs populaires en vogue au XVIIIe siècle en Angleterre. Ces mélodies servaient de prétexte à d'infinies variations improvisées. Beaucoup furent arrangées pour Broken Consort, luth ou virginal par des compositeurs anglais : Byrd, Dowland, Morley... ou d'outre-Manche : Praetorius, Van Eyck, Scheidt... | Viennent ensuite des Masques et Anti-masques, intermèdes joués et dansés au cours des pièces de théâtre. Les Masques sont élégants, mesurés et souvent joués aux luths et violons. A l'inverse les Anti-masques, spectacles excentriques, grotesques ou rustiques font appel à tout un arsenal d'instruments "infernaux" : cornemuses, tambourins, crécelles et se distinguent par un rythme bousculé, une mélodie décousue et des effets (grincements, raclements...). |