Acis & Galatée

Acis et Galatée © Luca_Giordano (ca1685)

Présentation

L’œuvre est courte. Il n’y a aucune lenteur, aucune redondance, aucun temps mort : perfection et équilibre de la forme – émotion directement palpable de chaque situation – qualité et diversité des airs – vivacité des changements de climats et surtout cette énergie générale qui emporte tout le déroulement de l’intrigue.

Le Berger Acis aime la nymphe Galatée. Le cyclope Polyphème aussi. Polyphème c’est celui-là même que l’on retrouve abusé par Ulysse quand il cherchera à faire sortir ses compagnons de la grotte où ils sont retenus. C’est un personnage terrifiant avec son œil unique et sa force Herculéenne mais il est aussi ridicule et peut prêter à rire avec son envie de plaire et de se faire aimer de Galatée. Ayant surpris les deux amants, dans sa fureur, il arrache un morceau de rocher de l’Etna, et comme le décrit Ovide : « bien que seul l’extrémité de la pierre l’ait atteint« , Acis est complètement écrasé. Le chant d’Ovide raconte alors la douleur de la nymphe. Galatée est une nymphe marine et elle explique avoir fait « la seule chose que permettait les destins »,  « faire en sorte qu’Acis retrouve ses forces ancestrales« , le poète poursuit en décrivant la métamorphose : « alors le sang pourpre peu à peu devient limpide… la pierre résonne de flots jaillissants… c’était Acis métamorphosé en cours d’eau, fleuve qui a conservé son nom« .

Les amours du Berger Acis et de la nymphe Galatée font partie du livre XIII des Métamorphoses d’Ovide (vers 792 à 900).

Distribution

Interpètes
Galatée : Élodie Fonnard
Acis : Zachary Wilder
Polyphème : Lisandro Abadie
Damon : Hugo Hymas
Coridon : Nick Scott

Chœur de chambre de Namur
Chef de chœur :  Thibault Lenaerts

Les Musiciens de Saint-Julien
Direction : François Lazarevitch
8 violons, 2 violoncelles, 1 contrebasse,
2 hautbois / flûte à bec, 1 basson, 1 luth, 1 clavecin

Mise en espace : Cendre Chassanne
Lumière : Pierre-Yves Boutrand

Note d'intention

Après quinze ans d’expérience du concert sous des formes très éclectiques, Les Musiciens de Saint-Julien abordent le répertoire lyrique et orchestral en grand effectif. Ceci est possible grâce à la résidence de l’ensemble au Volcan – Scène nationale du Havre, à l’invitation de son directeur Jean François Driant. C’est avec Acis et Galatée de G. F. Haendel que nous amorçons ce travail exaltant, une oeuvre qui s’inscrit naturellement dans la trajectoire artistique de l’ensemble. En posant la flûte pour diriger l’orchestre, je souhaite donner une nouvelle dimension à cette recherche de l’énergie du phrasé et de l’ornementation qui caractérise les productions des Musiciens de Saint-Julien.

Je suis également heureux de collaborer avec la metteuse en scène Cendre Chassanne dont la finesse et la sensibilité d’écoute, et la compréhension du texte et de la musique m’ont séduit d’emblée. Cette production « à géométrie variable » s’adaptera à tous types de salles et de scènes et nous permettra ainsi de rencontrer un large public.

François Lazarevitch

Les Musiciens de Saint-Julien

Inspirés par l’intime conviction de leur fondateur, flûtiste et tête chercheuse François Lazarevitch, Les Musiciens de Saint-Julien évoluent depuis 2006 en électrons libres sur les chemins du baroque en recoupant sources orales et écrites. Leurs affinités partagées avec musiciens et répertoires traditionnels fécondent leurs premiers projets, avec lesquels entre bientôt en résonance tout un archipel musical savant ancien et baroque – même sens inventif des couleurs, même énergie jaillie du mouvement dansé, même sensibilité poétique. Les Musiciens de Saint-Julien raniment des fonds musicaux endormis, mais pas uniquement, dans une approche à la fois érudite et intuitive, enracinée dans les pratiques populaires et passée au filtre d’une appropriation exigeante, virtuose et passionnée. Tout en cette alchimie est unique et identifie l’ensemble plus encore que la référence à la confrérie des violonistes danseurs qui lui donne son nom : le relief et l’élégance des lignes, la flexibilité des phrasés chaloupés, la richesse d’un instrumentarium ancien rare d’où émergent flûtes et musettes, le feu intérieur électrisant jusqu’aux œuvres les plus connues de Bach, Vivaldi ou Purcell, le naturel de l’expression, qui rend si familière et pourtant si neuve chaque interprétation.

Au fil de concerts, de tournées en France et à l’étranger – prochainement à l’Auditorium du Louvre (Paris), au Théâtre de Caen, au Wigmore Hall (Angleterre), à la Musikfestspiele Potsdam Sanssouci (Allemagne)… – et de treize CD chez Alpha Classics, Les Musiciens de Saint-Julien ont affermi une présence forte sur la scène française et internationale, qui fait l’unanimité auprès du public comme de la presse spécialisée. Ils seront à partir de septembre 2020 en résidence au Volcan –Scène nationale du Havre.

Prochaines sortie CD chez Alpha Classics : * The Queen’s delight, Ballades, grounds et contredanses de l’Angleterre du XVIIe siècle, * CPE Bach, Sonates pour flûte et clavier obligé.

Partenaires
Les Musiciens de Saint-Julien sont en résidence au Festival de Lanvellec et du Trégor. Les Musiciens de Saint-Julien sont conventionnés par le Ministère de la Culture – DRAC de Normandie et la Région Normandie. La Caisse des Dépôts est le mécène principal des Musiciens de Saint-Julien.

En savoir plus : site webfacebooktwitteryoutube

François Lazarevitch, direction

François Lazarevitch aborde les musiques anciennes et la flûte avec les défricheurs que sont Antoine Geoffroy-Dechaume, Barthold Kuijken et Pierre Séchet. Fort de son compagnonnage depuis 2006 avec ses Musiciens de Saint-Julien, à qui il communique sa soif d’aller toujours plus loin dans la compréhension, son goût pour la découverte de répertoires oubliés et sa curiosité expérimentale de toutes les cultures, François Lazarevitch pose un regard neuf et singulier sur tout un pan de notre histoire musicale. C’est ainsi que ses interprétations des concertos de Vivaldi ou des sonates pour flûte de Bach (« Cette version qui s’impose au sommet de la discographie » Choc Classica), surprennent et séduisent par l’éloquence, l’invention et le raffinement de son art du phrasé et de l’ornementation. Il se produit également en récital avec l’intégrale des Fantaisies de Telemann pour flute seule (Alpha Classics, Choc Classica), et prépare un enregistrement des variations de J. van Eyck pour flûte seule. François Lazarevitch enseigne la flûte et la musette baroques au Conservatoire de Versailles.

Chœur de Chambre de Namur

Depuis sa création en 1987, le Chœur de Chambre de Namur s’attache à la défense du patrimoine musical de sa région d’origine (concerts et enregistrements consacrés à Lassus, Rogier, Hayne, Du Mont, Fiocco, Gossec, Grétry…) tout en abordant de grandes œuvres du répertoire choral (oratorios de Haendel, messes, motets et passions de Bach, Requiem de Mozart et Fauré,…).

Invité des festivals les plus réputés d’Europe, le Chœur de Chambre de Namur travaille sous la direction de chefs prestigieux tels Marc Minkowski, Jean-Claude Malgoire, Sigiswald Kuijken, Guy Van Waas, Federico Maria Sardelli, Patrick Davin, Philippe Pierlot, Philippe Herreweghe, Peter Phillips, Jordi Savall, Christophe Rousset, Eduardo López Banzo, Andreas Scholl, etc.

À son actif il a de nombreux enregistrements, notamment chez Ricercar, grandement appréciés par la critique (nominations aux Victoires de la Musique Classique, Choc de Classica, Diapason d’Or, Joker de Crescendo, 4F de Télérama, Editor’s Choice de Gramophone, Prix Caecilia de la presse belge…). Le Chœur de Chambre de Namur s’est également vu attribuer le Grand Prix de l’Académie Charles Cros en 2003, le Prix de l’Académie Française en 2006, l’Octave de la Musique en 2007 et en 2012 dans les catégories « musique classique » et « spectacle de l’année ».

En 2010, la direction artistique du Chœur de Chambre de Namur a été confiée au jeune chef argentin Leonardo García Alarcón. Cette nouvelle collaboration a immédiatement été couronnée de succès, au concert comme au disque (Judas Maccabaeus de Haendel, Vespro a San Marco de Vivaldi, Il Diluvio universale et Nabucco de Falvetti, Motets et messe de Giorgi, Cantates profanes de J.S. Bach, Requiem de Mozart, Vespro della Beata Vergine de Monteverdi, Messe & Motets de Lassus,…).

En 2016, le Chœur de Chambre de Namur a participé à sa première production scénique à l’Opéra de Paris (Eliogabalo de Cavalli). 2017-2018 est la saison du 30e anniversaire du Chœur. L’Orfeo de Monteverdi créé en mai conduira le Chœur dans l’Europe entière et en Amérique du Sud. Le répertoire abordé par le chœur est très large, puisqu’il s’étend du Moyen-Age à la musique contemporaine.

Le Chœur de Chambre de Namur bénéficie du soutien de la Fédération Wallonie-Bruxelles (service de la musique et de la danse), de la Loterie Nationale, de la Ville et de la Province de Namur. Il est également soutenu par le Port Autonome de Namur.

Élodie Fonnard, soprano (Galatée)

A venir

Zachary Wilder, ténor (Acis)

A venir

Lisandro Abadie, baryton-basse (Polyphème)

Lisandro Abadie est né à Buenos Aires où il a commencé ses études de chant qu’il poursuivies à la Schola Cantorum Basiliensis et à la Musikhochschule Luzern. Il a obtenu le prix Edwin Fischer en 2006 et est lauréat de la Handel Singing Competition 2008. Il a chanté sous la direction de William Christie, Laurence Cummings, Facundo Agudin, Václav Luks, Paul Agnew, Paul Goodwin, Giovanni Antonini, Fabio Bonizzoni, Skip Sempé, Alan Curtis, Simon-Pierre Bestion, Hervé Niquet, Geoffroy Jourdain. Dans le domaine de l’opéra, son répertoire s’étend de Monteverdi à la création contemporaine en passant par Handel ou encore Viktor Ullmann. En 2010, il a créé le rôle-titre de Cachafaz, opéra d’Oscar Strasnoy, mis en scène par Benjamin Lazar (Opéra Comique). Il s’est produit avec de nombreux ensembles tels que Les Arts Florissants, Collegium 1704, Orchestra of the Age of Enlightenment, Les Talens Lyriques, Le Poème Harmonique, La Tempête, Le Concert Étranger, Ensemble Inégal, La Risonanza. Il collabore avec le pianiste et compositeur Paul Suits. Il est régulièrement invité au London Handel Festival ainsi qu’aux festivals de Göttingen et de Karlsruhe. En 2016 il se produit en Europe et aux États-Unis avec Les Arts Florissants, Capriccio Stravagante, Collegium 1704, Facundo Agudin, Laurence Cummings. Parmi ses nombreux enregistrements se comptent Siroe de Handel, les Madrigaux de Monteverdi, Music for Queen Caroline, Airs sérieux et à boire, The Passions, The Tempest, Aci Galatea e Polifemo, Der Rose Pilgerfahrt et le DVD La Resurrezione. En 2017, il chante dans Arsilda de Vivaldi avec Václav Luks (Bratislava, Lille, Versailles, Luxembourg, Caen).

Hugo Hymas, ténor (Damon)

A venir

Nick Scott, ténor (Coridon)

A venir

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